Énergies marines

Pour le développement du projet, il s’agit de réfléchir en collaboration avec les sous-traitants, maîtres d’oeuvre et parties prenantes sur le dimensionnement du projet, les matériaux utilisés, etc. :

EnjeuSolutions

La technologie choisie est produite à partir de matériaux recyclés

> Utilisation de matériaux inertes
> Limitation des molécules toxiques ou répulsives pour les organismes marins (notamment les substances chimiques anti-salissures ou anti-corrosion)
> Absence de polluants dispersibles

Dans le cahier des charges du fabricants, privilégier :
> Acier recyclé
> Aluminium recyclé
> Cuivre recyclé
> Béton recyclé
> Tout autre matériau recyclé


L'extraction des matériaux utilisés est soutenable

Il s'agit de privilégier des fabricants et sous-traitants qui utilisent des technologies dont l'extraction des matériaux a été soutenable (notamment à travers des certifications).


Les matériaux utilisés pour les installations sont locaux

Dans le choix des sous-traitants et fabricants, il est préférable de privilégier les entreprises locales et/ou qui utilisent des matériaux locaux.


La technologie choisie évite au maximum l'utilisation de métaux/terres rares

Il s'agit de privilégier les fabricants qui n'utilisent pas de néodyme, dysprosium et praséodyme (et donc pas d'éoliennes à aimant permanent). Les autres métaux rares à éviter sont le tellure et le bore.


La technologie choisie évite au maximum l'utilisation de sable

Les éoliennes consomment du sable, notamment pour la construction du socle. Des substituts existent pour éviter la consommation de sable :
> Utilisation de particules broyées de verre
> Utilisation de béton recyclé


Le processus de fabrication de la technologie utilisée est respectueux de la biodiversité


Dans le cahier des charges, adopter des critères quant à l'utilisation de processus de fabrication soutenables.


La technologie est designée pour éviter au maximum les impacts

> Technologies non ancrée dans le sol (éolien flottant)

> Diminution de la taille des éoliennes
> Diminution du diamètre du rotor
> Diminution de la taille des pales
> Travail sur la forme des pales
> Accroissement de la visibilité des pales




Mon projet est dimensionné de manière raisonnable

Cette nécessité de dimensionnement de projet doit se faire en partenariat avec les acteurs locaux, afin d'intégrer en amont le projet dans son environnement.

> Diminution de l'emprise globale du projet
> Baisse du nombre d'éoliennes
> Diminution de la taille des éoliennes


Mon projet est configuré de manière à éviter au maximum les impacts

> Des couloirs sont mis en place entre les turbines pour laisser passer les individus
> Alignement des installations
> Optimisation du positionnement du parc au regard des espèces présentes sur le lieu
> Positionnement des éoliennes (en parallèle des voies migratoires et non perpendiculaire)
> Positionnement des turbines en rangée

Pour le chantier en lui-même, certaines bonnes pratiques existent en faveur de la biodiversité :

EnjeuSolutions
L'emprise du chantier est minimisée

> Restriction des emprises du chantier

Le transport des matériaux et installations est non polluant> Utilisation de véhicules et bateaux moins polluants
> Réduction au maximum du passage des engins
> Réduction du nombre de déplacements
> Augmentation du taux de remplissage des véhicules et bateaux
> Réduction des distances parcourues
> Réduction de la vitesse des engins

Les espèces et espaces remarquables présents en amont du projet sont protégés> Réaliser un inventaire écologique (pour identifier les espèces faunistiques et floristiques qui sont à protéger)
> Les zones importantes pour la biodiversité doivent être identifiées et protégées
> Respecter les périodes de nidification et reproduction des espèces
> Définition de zones d'exclusion d'ancrage

Le bruit généré en phase chantier est minimisé> Utilisation de techniques répulsives (effarouchement) en amont des travaux
> Minimiser le battage de pieux (Deloitte)
> Accroître progressivement l’intensité des opérations et donc la production de bruit pour permettre aux espèces les plus mobiles de s’éloigner à une distance suffisante
> Localisation des animaux en temps réel et arrêt des travaux jusqu'à leur éloignement
> Réglage optimal de la vitesse d’enfoncement
> Réduction du diamètre du pieu
> Utilisation d'un rideau de bulles
> Éviter les opérations bruyantes lorsque la faune est la plus active (lever du jour, coucher du soleil)
> Effectuer les travaux bruyants sur la même plage horaire pour éviter l’exposition au bruit sur une trop longue durée
> Choix d’un matériel approprié, insonorisé
> Modélisation de la signature acoustique, ainsi que de la propagation des sons (Deloitte)

Toute pollution lumineuse est évitée> Extinction des lumières et des équipements en l’absence de personnel
> Les éclairages ne doivent pas être dirigés vers le ciel, sous peine de déranger et désorienter les oiseaux et chiroptères.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid
=0437E5B7DAD2F34B0345C8D43415C9F8.tplgfr38s_2?
cidTexte=JORFTEXT000037864346&dateTexte=&old
Action=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000037
864056
Les émissions de lumière artificielle des installations d'éclairage extérieur et des éclairages intérieurs émis vers l'extérieur sont conçues de manière à prévenir, limiter et réduire les nuisances lumineuses, notamment les troubles excessifs aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosystèmes, entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l'observation du ciel nocturne.

Le remaniement des fonds et la mise en suspension des sédiments sont minimisés

> Adapter la technique au type de fonds
> Utilisation d'outils adaptés
> Privilégier l'utilisation d'une charrue au jetting ou à la trancheuse

De nouveaux aménagements et habitats favorables à la biodiversité sont créés

> Éco-conception des ouvrages pour stimuler l'effet récif
> Liaisons avec les zones de récifs naturels et création de trames écologiques

Le calendrier de reproduction et nidification est respectéLes périodes de reproduction et nidification sont différentes selon les espèces.

> Arrêt des travaux (ou du moins des activités les plus défavorables à la biodiversité) pendant les périodes critiques
> Faire appel à des écologues locaux pour connaître les spécificités de la biodiversité locale

Il est recommandé de choisir les périodes pour lesquelles les conditions océanographiques sont les plus favorables :
> faible hydrodynamisme conditionnant une faible portée des matériaux
> courants favorables à l’évitement des enjeux majeurs
> période d’absence ou de faible activité des espèces ou des usages sensibles

CHANGER NOM ?

Les EEE sont systématiquement enlevées et traitées> Construction d'un programme d'actions adapté au site
> Limiter l'apport de produits extérieurs
> Surveillance régulière du site
> Utiliser une technique de gestion appropriée pour l'espèce

Aucun produit chimique/phytosanitaire n'est utilisé sur le chantier

> Les produits utilisés sur le chantier doivent être choisis selon leur nocivité
> Réduction de l’utilisation des produits d’entretien

Les déchets sont gérés de manière optimale> Limitation des déchets à la source
> Tri sélectif des déchets
> Recherche de filières de valorisation
> Utilisation des suivis de bordereau/fiches de suivi
> Couverture des bennes
> Stockage des produits dangereux sur bacs de rétention
> Aucun déversement de produit toxique dans les réseaux publics

Le personnel est entièrement sensibilisé aux enjeux biodiversité> Formations
> Nomination d'un référent environnement/biodiversité
> Affiches, signalétique, supports
> Événements de communication sur la biodiversité, journées de l'environnement
> Participation des employés aux sciences participatives

EnjeuSolutions

Des mesures sont mises en places pour éviter les collisions

Arrêter les éoliennes sous certaines conditions/à certains moments :
> Lever du jour
> Coucher du soleil
> Fortes migrations
> Vitesses de vent sous 6m/s (les chauve-souris se déplaçant plus lorsque le vent est faible)
> Certaines périodes cruciales durant le printemps

Il existe aussi des outils de détection de l'activité des oiseaux en temps réel, ce qui permet d'arrêter les éoliennes en cas de forte présence de ceux-ci (ou l'effarouchement des individus).

Réduire la vitesse des éoliennes peut aussi être une solution.


Un suivi environnemental est réalisé


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Le bruit généré en phase d'exploitation est minimisé

Il est difficile d'agir en phase d'exploitation sur le bruit généré par les éoliennes. Cette perturbation doit être pensée en amont :
> Lors du choix du lieu d'implantation, en choisissant une zone éloignée des enjeux biodiversité
> Lors du développement du projet, en mettant l'accès sur les propriétés anti-bruit des technologies (matériaux choisis, design)


Toute pollution lumineuse est évitée

> Les éclairages ne doivent pas être dirigés vers le ciel, sous peine de déranger et désorienter les oiseaux et chiroptères.


De nouveaux aménagements et habitats favorables à la biodiversité sont créés

Les installations d'énergies marines peuvent servir de support à la biodiversité marine. Il est ainsi possible de faciliter le développement de cette biodiversité.


Les EEE sont systématiquement enlevées et traitées

> Construction d'un programme d'actions adapté au site
> Limiter l'apport de produits extérieurs
> Surveillance régulière du site
> Utiliser une technique de gestion appropriée pour l'espèce


Les produits utilisés pour l'entretien des installations ne sont pas nocifs pour l'environnement

Les éoliennes nécessitent d'être nettoyées, graissées et lubrifiées pour être performantes.

> Réduction de la fréquence des entretiens
> Bannissement des produits chimiques et dangereux
> Utilisation de produits d'entretien respectueux de l'environnement


La diffusion des champs électromagnétiques des câbles est minimisée


> Ensouillage des câbles


La maintenance est minimisée

> Utilisation de véhicules moins polluants
> Réduction au maximum du passage des engins
> Réduction du nombre de déplacements
> Augmentation du taux de remplissage des véhicules
> Réduction des distances parcourues
> Réduction de la vitesse des engins


Les déchets sont gérés de manière optimale

> Limitation des déchets à la source en premier lieu
> Tri sélectif des déchets
> Recherche de filières de valorisation
> Utilisation des suivis de bordereau/fiches de suivi
> Couverture des bennes
> Stockage des produits dangereux sur bacs de rétention
> Aucun déversement de produits toxiques dans les réseaux publics


Le personnel est entièrement sensibilisé aux enjeux biodiversité

> Formations
> Nomination d'un référent environnement/biodiversité
> Affiches, signalétique, supports
> Événements de communication sur la biodiversité, journées de l'environnement
> Participation des employés aux sciences participatives

La fin de vie d’un projet n’est pas dénué d’enjeux biodiversité. Les déchets peuvent être classés en plusieurs catégories, les composants étant parfois valorisables (c’est-à-dire assimilables par les écosystèmes, réutilisés ou recyclés). Si ce n’est pas le cas, ceux-ci sont incinérés ou mis en décharge, ce qui entraîne des pollutions diverses (eau, sol, air) dommageables pour la biodiversité.

Quand les matériaux peuvent être recyclés, ils sont réintroduits dans le cycle de production d’un bien dans une logique d’économie circulaire. En réduisant le tonnage de déchets et donc les pollutions associées à la fin de vie, on réduit les conséquences directes sur la biodiversité. En réduisant l’extraction de nouvelle matière, pour une même production et de manière indirecte, les ressources et écosystèmes naturels sont préservés. L’économie circulaire et le recyclage contribuent donc, en optimisant l’usage des ressources, à préserver la biodiversité.

EnjeuSolutions
Les installations sont totalement démanteléesLe démantèlement complet permet à la biodiversité de reprendre place. Il concerne :
> Les ouvrages ;
> Les fondations ;
> Les câbles ensouillés ;
> Les postes électriques et leurs fondations ;
> Tout équipement ou aménagement lié à l’exploitation

Il peut être intéressant d'étudier les fondations et leur capacité à constituer des habitats de type récifaux.
> Analyse des impacts positifs et négatifs de laisser les fondations (Deloitte)
L'emprise du chantier de démantèlement est minimisée

> Restriction des emprises du chantier

Le transport des matériaux et installations est non polluant> Utilisation de véhicules et bateaux moins polluants
> Réduction au maximum du passage des engins
> Réduction du nombre de déplacements
> Augmentation du taux de remplissage des véhicules et bateaux
> Réduction des distances parcourues
> Réduction de la vitesse des engins

Le bruit généré en phase de démantèlement est minimisé> Éviter le déroctage par explosif
> Utiliser le cutting au lieu du forage

> Utilisation de techniques répulsives (effarouchement) en amont des travaux
> Accroître progressivement l’intensité des opérations et donc la production de bruit pour permettre aux espèces les plus mobiles de s’éloigner à une distance suffisante
> Localisation des animaux en temps réel et arrêt des travaux jusqu'à leur éloignement
> Éviter les opérations bruyantes lorsque la faune est la plus active (lever du jour, coucher du soleil)
> Effectuer les travaux bruyants sur la même plage horaire pour éviter l’exposition au bruit sur une trop longue durée
> Choix d’un matériel approprié, insonorisé

Toute pollution lumineuse est évitée> Éclairage orienté vers le bas
> Choix de technologies pour limiter la dispersion de la lumière
> Choix de technologies à moindre intensité

Les EEE sont systématiquement enlevées et traitées> Construction d'un programme d'actions adapté au site
> Limiter l'apport de produits extérieurs
> Surveillance régulière du site
> Utiliser une technique de gestion appropriée pour l'espèce

Aucun produit chimique/phytosanitaire n'est utilisé sur le chantier de démantèlement

> Les produits utilisés sur le chantier doivent être choisis selon leur nocivité
> Réduction de l’utilisation des produits d’entretien

Les déchets sont gérés de manière optimale> Limitation des déchets à la source en premier lieu
> Tri sélectif des déchets
> Recherche de filières de valorisation
> Utilisation des suivis de bordereau/fiches de suivi
> Couverture des bennes
> Stockage des produits dangereux sur bacs de rétention
> Aucun déversement de produit toxique dans les réseaux publics

Le personnel est entièrement sensibilisé aux enjeux biodiversité> Formations
> Nomination d'un référent environnement/biodiversité
> Affiches, signalétique, supports
> Événements de communication sur la biodiversité, journées de l'environnement
> Participation des employés aux sciences participatives

Le site est entièrement remis en étatIl s’agit de favoriser la réintégration du site dans l’environnement :
> Restauration du sol
> Entretien du site jusqu'à sa bonne santé environnementale

Les différents matériaux et flux sont séparésCette problématique doit être pensées en amont, lors de la phase de développement du projet, pour identifier les enjeux. Il s'agit d'éco-concevoir les installations pour favoriser la séparation des matériaux, et de privilégier des matériaux facilement séparables et recyclables.

Les installations sont recyclées à 100%Il est possible de faire appel à des entreprises spécialisées qui démantèlent les installations, afin de récupérer les matériaux qui peuvent être recyclés (par exemple, l'acier).

Pour les matériaux composites, il est possible de faire appel à des entreprises innovantes, par exemple :
> Utilisation des pales en fibres de verre pour remplacer les combustibles fossiles dans l'industrie du ciment
> Réutilisation des pales d'éoliennes en tant qu'aire de jeu, bancs publics ou abribus

Certaines limites concernant la fin de vie sont toutefois à soulever :

  • Consommation importante d’énergie pour le recyclage ;
  • Difficulté à séparer certains matériaux pour les recycler ;
  • Coût du recyclage important ;
  • L’usine de recyclage peut être inaccessible ;
  • Manque de débouchés ;
  • Techniques de recyclage qui utilisent des techniques chimiques et donc polluantes.