Choix du lieu d’implantation

Différentes zones d’implantation peuvent maintenant être identifiées pour implanter un projet photovoltaïque. Cependant, il ne s’agit pas de développer des projets partout où cela est possible : il faut choisir le lieu d’implantation réel en hiérarchisant selon plusieurs facteurs :

  • > Privilégier le développement du solaire sur bâtiment, qui n’entraîne pas d’artificialisation des sols. Le photovoltaïque sur toitures, bien qu’ayant un potentiel productif moindre que les fermes solaires, a beaucoup moins d’impacts sur la biodiversité. ;
  • > Le gisement, en choisissant les lieux avec le plus fort rendement énergétique pour éviter d’avoir à en implanter d’autres faute de production suffisante ;
  • > Les lieux de consommation, en privilégiant les zones les plus proches pour éviter des raccordements trop éloignés et l’accroissement des distances des réseaux ;
  • > La proximité avec les réseaux de transport et de distribution (voir le S3REnR), afin d’éviter la construction de structures de transport et de distribution d’énergie ;
  • > En fonction des territoires, en mettant en avant ceux ayant de larges surfaces avec peu de conflits d’usage ;
  • > En fonction de l’acceptabilité sociale.

Au-delà de ces facteurs, la prise en compte des enjeux environnementaux est primordiale Le choix du lieu d’implantation est un enjeu prioritaire. En effet, le choix réalisé va prédéterminer les impacts futurs. Si le lieu choisi est positionné dans un espace à fort enjeu biodiversité, les pressions du chantier, de l’exploitation et de la fin de vie seront accentuées.

Il est essentiel de réfléchir en amont du projet. Il s’agit d’éviter a minima les corridors écologiques et les espaces protégés (réserves naturelles, sites Natura 2000, ZNIEFF, arrêtés préfectoraux de protection de biotope, etc.). Les zones humides, véritables réservoirs de biodiversité, sont aussi à proscrire.

Il est aussi important de faire porter une attention particulière aux Trames Vertes et Bleues (TVB), qui permettent de lutter contre la fragmentation des milieux. Les SRCE, les SCoT et les SRADDET sont à utiliser pour les identifier et les éviter. Un site internet rassemble aussi toutes les TVB et réservoirs de biodiversité nationaux, disponible à ce lien.

Il peut être ainsi préconisé de privilégier un lieu déjà artificialisé (agriculture intensive, paysages fragmentés, pâturages perturbés, friches, anciens terrains militaires, etc.).

Le développement de l’activité photovoltaïque ne doit pas se faire au détriment des activités agricoles. Il peut être aussi intéressant de prévoir en amont le développement d’activités complémentaires sur le site :

  • Regroupement de plusieurs énergies renouvelables, par exemple l’éolien et le photovoltaïque ;
  • Entretien par pâturage du site et/ou production agricole.