Choix du lieu d’implantation

Différentes zones d’implantation peuvent maintenant être identifiées pour implanter un projet d’hydroélectricité. Cependant, il ne s’agit pas de développer des projets partout où cela est possible : il faut choisir le lieu d’implantation réel en hiérarchisant selon plusieurs facteurs :

  • > Le gisement, en choisissant les lieux avec le plus fort rendement énergétique pour éviter d’avoir à en implanter d’autres faute de production suffisante ;
  • > Les lieux de consommation, en privilégiant les zones les plus proches pour éviter des raccordements trop éloignés et l’accroissement des distances des réseaux ;
  • > La proximité avec les réseaux de transport et de distribution (voir le S3REnR), afin d’éviter la construction de structures de transport et de distribution d’énergie ;
  • > En fonction de l’acceptabilité sociale.

Au-delà de ces facteurs, la prise en compte des enjeux environnementaux est primordiale Le choix du lieu d’implantation est un enjeu prioritaire. En effet, le choix réalisé va prédéterminer les impacts futurs. Si le lieu choisi est positionné dans un espace à fort enjeu biodiversité, les pressions du chantier, de l’exploitation et de la fin de vie seront accentuées.

Il est essentiel de réfléchir en amont du projet. Il s’agit d’éviter cours d’eau protégés (réserves naturelles, réseau de référence du SDAGE, ZNIEFF, arrêtés préfectoraux de protection de biotope). En effet, les installations hydroélectriques provoquent une fragmentation écologique et des modifications hydro-géomorphologiques qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur la biodiversité.

Il est aussi important de faire porter une attention particulière aux Trames Vertes et Bleues (TVB), qui permettent de lutter contre la fragmentation des milieux. Les SRCE, les SCoT et les SRADDET sont à utiliser pour les identifier et les éviter. Un site internet rassemble aussi toutes les TVB et réservoirs de biodiversité nationaux, disponible à ce lien.