Choix du lieu d’implantation

Différentes zones d’implantation peuvent être identifiées pour implanter un projet de chaufferie biomasse. Cependant, il ne s’agit pas de développer des projets partout où cela est possible : il faut choisir le lieu d’implantation réel en hiérarchisant selon plusieurs facteurs :

  • > La proximité du gisement ;
  • > La proximité aux lieux de consommation ;
  • > En fonction des territoires, en évitant les conflits d’usage ;
  • > En fonction de l’acceptabilité sociale.

Au-delà de ces facteurs, la prise en compte des enjeux environnementaux est primordiale. Le choix du lieu d’implantation est une enjeu prioritaire. En effet, le choix réalisé va prédéterminer les impacts futurs. Si le lieu choisi est positionné dans un espace à fort enjeu biodiversité, les pressions du chantier, de l’exploitation et de la fin de vie seront accentuées.

Il est essentiel de réfléchir en amont du projet. Il s’agit d’éviter a minima les réservoirs de biodiversité et les espaces protégés (réserves naturelles, sites Natura 2000, ZNIEFF, arrêtés préfectoraux de protection de biotope). Les documents d’urbanisme (PLU, SCoT) possèdent un cadastre permettant d’identifier ces zones.

Il est aussi important de porter une attention particulière aux Trames Vertes et Bleues (TVB), qui permettent de lutter contre la fragmentation des milieux. Les SRCE et les SCoT sont à utiliser pour les identifier et les éviter. Un site internet rassemble aussi toutes les TVB et réservoirs de biodiversité nationaux, disponible à ce lien.

Il peut être ainsi préconisé de privilégier un lieu déjà artificialisé (agriculture intensive, paysages fragmentés, pâturages perturbés, friches, anciens terrains militaires, etc.).